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Le Parc culturel de Rentilly - Michel Chartier

Inauguré en septembre 2006 par Michel Chartier*, alors Président de Marne et Gondoire, le Parc culturel de Rentilly - Michel Chartier s’inscrit dans le projet de territoire de la communauté d’agglomération, de faire de la culture un élément fort et fédérateur entre ses habitants.

 

 

 

 

 

 

un Parc arboré aux multiples essences centenaires

© Yann Piriou

un centre de ressources documentaires

© Yann Piriou

des animations culturelles et des résidences d'artistes dans les bains turcs, la salle des trophées etc

© Laurent Paillet

des festivals : Frisson baroque, prinTemps de paroles, Automne jazz

un château-miroir, imaginé par l'artiste Xavier Veilhan, les architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona et le scénographe Alexis Bertrand, accueille les expositions des collections du FRAC Ile-de-France

Le Parc culturel de Rentilly - Michel Chartier

1, rue de l’étang

77600 Bussy-Saint-Martin

Renseignements : 01 60 35 43 50

Courriel : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Site : www.parcculturelrentilly.fr

 

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Interview parue dans l'Écho de Collégien n°100 - mai 2012

Nouvelle vie

Effet miroir

Un coup d’œil à l’image du château de Rentilly et c’est le rêve qui l’emporte – un château dans les nuages, un mirage de forêt, une utopie avec des fondations. À deux pas de Collégien, le château du Parc culturel de Rentilly s’apprête à connaître sa « renaissance » - une vie supplémentaire - une de plus – tant le lieu s’est prêté plus que tout autre aux réinventions en fonction des hommes et des époques. Pour sa prochaine existence, c’est à l’artiste Xavier Veilhan qu’a été confié le soin d’écrire le chapitre suivant. Interview.

Comment est née l’idée de recréer le château sous cette forme ?

Elle est née de déductions assez pragmatiques. L’équation de départ était la suivante : la présence du bâtiment dans un endroit géométriquement immanquable avec une dimension symbolique et puis d’un autre côté, un château qui n’est plus que l’ombre de lui-même. L’idée première était donc de le faire disparaître par la monochromie, une couleur en accord avec le parc, un camouflage. Mais techniquement cela semblait difficile d’apposer une même couleur sur une grande diversité de matériaux, cela posait aussi des problèmes d’entretien. Les termes du concours mentionnaient de préserver des éléments des années 50 et moi je butais sur cette question. Je pensais plutôt « Comment faire entrer le parc dans le château ? » J’ai alors soutenu l’idée de tout casser mais de conserver le sous-sol, le lieu qui m’a le plus touché, avec ses caves voutées, tout en saisissant l’image des arbres dans la surface.

Concrètement, comment sera conçu le nouveau château ?

Il sera revêtu de plaques d’inox, un matériau que j’ai déjà utilisé pour plusieurs sculptures exposées en extérieur en Angleterre et au Liban. On garde les murs, on désenclave le sous-sol qui devient un lieu d’accueil, au-dessus 2 étages constitués de deux plateaux de 500 m² avec un système de cloisons amovibles qui permettra une souplesse d’accueil des œuvres.  La hauteur de la façade est aussi modifiée avec la création d’une terrasse destinée à accueillir des expositions tout autant que le public pour boire un verre ou admirer la vue, la cime des arbres.  J’ai travaillé en concertation avec les architectes Elisabeth Lemercier et Philippe Bona, que je connais bien puisque j’ai conçu avec eux mon atelier et le projet de la Maison noire, et le scénographe Alexis Bertrand.

Qu’attendez-vous de ce projet ?

Tout l’enjeu du projet est d’être pragmatique : accueillir des artistes et du public. Je sais que les gens se poseront des questions telles que « Où sont les portes ? Ne va-t-il pas faire trop chaud dans le bâtiment ? ». Mais j’ai essayé de mettre en avant ce qu’il y a de plus beau dans ce château à la vie mouvementée. J’ai essayé de créer quelque chose de respectueux et de novateur, d’offrir une nouvelle vision, une « idée de château ». J’aimerais faire perdurer ce sentiment : un endroit où on ait envie d’aller et de revenir. J’aimerais que l’image de ce château soit emblématique, forte, qu’elle puisse faire le tour du monde, que les habitants soient fiers de « leur » château.

Photographie © Diane Arques

La vie de château

- Une première vie au début du XVIe siècle, un château reconstruit « à l’italienne » au XVIIIe, agrandi dans un style Louis XIII au XIXe, incendié par les troupes allemandes en 1944, reconstruit en 1954, squatté dans les années 80, écrin d’œuvres d’Art contemporain depuis la création du Parc culturel de Rentilly en 2006.

- La réhabilitation du château, entreprise à l’initiative de Marne-et-Gondoire avec le soutien de la région et de la Drac Ile-de-France au titre de la commande publique, confirme sa vocation de lieu d’exposition dédié à l’Art contemporain. Pour ce faire, un concours a été lancé en juillet 2011. Le projet de Xavier Veilhan a été retenu parmi les finalistes (Laurent Pariente, Tobiazs Rehberger, Guillaume Leblon)

- Xavier Veilhan  est une figure majeure de la scène artistique française. Machines, hommes, animaux revivent  sous forme de sculpture de bois ou par le bais de technologies de pointes. Ses requins en Angleterre, son rhinocéros au centre Pompidou, son carrosse bardé de son équipée au château de Versailles sont à découvrir sur www.veilhan.net

- Début des travaux été 2012 – inauguration 22 novembre 2014.